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A propos

Je m’appelle . J’ai 53 ans. Je suis comportementaliste.  Depuis 16 ans, j’exerce le métier de thérapeute comportemental et de coach.

C’est après des années de difficultés personnelles et professionnelles que j’en suis arrivé à exercer ce métier. Dès l’âge de 20 ans, au sortir de mon service militaire, j’exrce des fonctions de chef d’agence dans la prestation de services. Trés tôt, je

Frédéric Arminot

Frédéric Arminot

prends conscience que je me demande ce que je fais là, dans ce métier comme dans ma vie. Non pas que je veuille me faire du mal, mais j’ai de grandes difficultés à trouver ma place dans tous les domaines de ma vie. Trés tôt, les questions d’estime de soi et de confiance en soi se font jour.

Pour remédier à cela, j’ai recours à des comportements qui, pendant quelques années, vont m’apporter un certain soulagement, une façon dêtre et d’aborder ma vie qui m’aidera à cultiver ma différence. En bref, je trouvais trés « tendance » d’user et d’abuser de substances psycho actives. Les années passant, j’en deviendrais dépendant.

Trés vite, trés tôt, trés jeune, ma vie se déroule dans des conditions psychologiques, sociales et affectives proches du « tour de magie continuelle » puisque je suis le plus souvent sous l’emprise de susbtances qui modifient le comportement, malade du matin au soir et du soir au matin, je m’employais à donner le change aux autres comme à moi même.

J’ai occupé des fonctions de plus en plus importantes au point de « finir » ma carrière dans un poste de directeur de site où gérer 200 personnes m’apparaissait parfois plus facile que de me gérer moi même.

Différents allers retours en institution pour essayer de me faire décrocher n’avaient eu que fort peu de résultats encourageants, à tel point que j’étais convaincu que j’étais un mort en sursis. A ce titre, j’étais convaincu que mon mode de vie était le meilleur et que les autres – le monde – ne me comprenait pas, que je n’étais donc pas apprécié et encore moins aimé poiur qui je prétendais être comme j’étais (chacun se manipule comme il peut…).

Bref, malgré plusieurs visites prolongées dans des centres de soins et 12 années de cure psychanalytique, mon épouse a légitimement exprimé sa limite et ce d’une telle façon que j’ai vraiment pris acte que j’allais tout perdre. Elle, nos enfants, ma vie et, tout bien réfléchi, cela ne correspondait en rien à ce que je souhaitais. J’étais emprunt d’un mal de vivre constitutif de ma personnalité et j’étais incapable d’exploiter cette paradoxale richesse. De façon trés inattendue, j’allais apprendre ce qui conduit ma vie depuis lors.

J’allais apprendre que l’échec est le début de la réussite. J’allais apprendre et comprendre que c’est grâce au lisier - au fumier – que poussent les fleurs. Comment cela s’est il passé?

 

Faire d’un problème une solution

 

Alors que j’avais conscience de tout perdre, et de me perdre aussi, j’ai eu la chance inouïe de rencontrer des thérapeutes venus d’une autre planète. Ils ont pris le temps de m’expliquer que je n’étais pas responsable de mes dysfonctionnements – de mes problèmes – mais que, par contre, j’étais responsable de mon « rétablissement« . Pour le coup, je passais des ténèbres à la lumière. Enfin, ma vision des choses était entendue, respectée et comprise, enfin, des personnes bienveillantes m’acceptaient tel que je fus tout en me proposant d’utilsier mes problèmes pour les transformer en solutions.

Depuis toujours, ma vie comme moi même étions phagocytés par mes émotions. Peur, joie, tristesse, colère, dégoût, culpabilité et honte dont je ne savais que faire. Pour maquiller mon désarroi, j’utilisais des comportements qui avaient pour vocation d’annihiler mes émotions et la difficulté d’en prendre acte et, enfin, d’agir en conséquence. Les thérapeutes m’ont appris à ressentir mes émotions plutôt qu’à les fuir, ils m’ont aidé à m’accepter pour qui je suis, comme je suis.

Pendant un peu plus d’un an, je ne me suis occupé que de moi. J’allais de réunion thérapeutique en réunion thérapeutique. J’écoutais mon corps, j’écoutais ce que d’aucun nomme « leur voix intérieure ». Les membres du groupe dans lequel je m’investissais m’apportaient leurs expériences de vie et c’est ainsi que, jour après jour, j’ai appris à m’aimer et non plus à attendre et craindre d’être aimé des autres. J’ai appris à me donner ma propre approbation et non à quêter celle des autres, j’ai appris à vivre ma vie et non à la vivre au travers du regard des autres.

Trés rapidement, une légèreté – une simplicité dans ma relation à moi même comme aux autres – s’est emparée de moi. Je retrouvais confiance et savais que des épreuves m’attendaient mais que, plus jamais, je n’aurais peur, peur de cette peur handicapante, peur d’avoir peur, peur de ne savoir quoi dire ou quoi faire, peur de perdre, peur d’être exclu, peur de jouer un rôle mauvais.

Le lâcher prise

Le lâcher prise

C’est en travaillant sur « l’intérieur » de mes expériences de vie, c’est en comprenant le cheminement émotionnel de mes expériences que j’ai appris à comprendre comment je fonctionnais et la façon que j’avais de fuir devant l’obstacle. J’ai appris à lâcher prise, à « accepter les choses que je ne peux changer », j’ai appris l’amour de moi comme celui des autres. Bien évidemment, je ne suis pas devenu un sur homme capable de merveilles. Il m’arrive de me comporter comme un pauvre type. Dans tous les cas, je suis un être humain qui tente de faire du mieux qu’il peut comme il peut et qui, bien que ce ne soit pas toujours facile, accepte que son orgueil puisse ruiner sa vie et qu’il m’appartient donc de demeurer vigilant. A cette fin, je ne me suis appuyé sur aucune dimension spirituelle et encore moins religieuse. Je ne suis pas devenu un ascète ni un moine bouddhiste, et encore moins un serviteur zélé, dévoué à la cause ésotérique. Je suis juste devenu « moi ».

Comme vous, j’ai eu mon lot de problèmes. Pour autant, jamais je n’ai laisser l’espoir fuir. Pour autant, jamais je n’ai douté de mes compétences à développer des ressources de sorte à m’adapter aux situations que je ne maitrisais pas. J’ai souffert mais j’ai aussi eu beaucoup de plaisir à me sentir vivant. En vie parce que je me suis accepté tel que je suis sans essayer de changer pour plaire aux autres. De tous ces changements, je ne serais jamais suffisament reconnaissant à mes pairs.

C’est ainsi que, quelques années plus tard, dans un cheminement naturel, j’ai éprouvé le besoin de restituer ce qui m’avait été offert. En 1995, mes activités de comportementaliste débutent. De petites interventions en en grands raouts de formation et d’audits sociaux, mon expérience professionnelle, qui me fut pourtant si douloureuse dans le 20 années précédentes, me sert enfin.

Progressivement, je deviens formateur puis consultant et, enfin, thérapeute comportemental et .

Chaque jour, je reçois des patient(e)s qui m’exprime et me confient leurs souffrances. Chaque jour, j’essaye d’utiliser au mieux ma compétence thérapeutique liée à l’approche systèmique de Palo Alto, mode d’intervention thérapeutique que j’ai appris à maitriser pendant cinq ans. Chaque jour, j’essaye d’aider des personnes à sortir de l’ornière et à s’aimer pour qui elles sont comme elles sont en leur offrant la possibilité, à leur tour, de faire de leur problème la solution de leur vie.

Pour en savoir plus:

Cabinet de thérapie comportementale et de coaching. TCC

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